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REGISTRES DU BUREAU
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dron,et pour lés aultres marchandises sera paié au pris des aultres marchans, sauf aud. defendeur son recours pour raison d'un baril de noir brye contre led. François, ainsy qu'il verra estre à faire par raison.
Au jour d'huy, sur ce que Cellot, procureur de Ni­colas Tizon, marchant et bourgeois de Paris, de­mandeur, a faict appeller en jugement devant nous Jehan Auquelin, aussy marchant et bourgeois de Paris, et contre luy requis deffault, par vertu duquel il feust condemné à luy paier la somme de vingt une livres, dix solz, six deniers tournois, à luy deue par led. Auquetin pour vente et delivrance de deux muis de vin et ung septier trop, ct le droict de Ville, par luy achaptez, prins et enlevez soubz la vente dud. demandeur, dès le vingt cinquiesme. May v° lxii, lequel Auquetin, ne aultre pour luy, ne seroit venu ne comparu, au moyen de quoy avons contre luy aud. Cellot, oud. nom ce requerant, donné et donnons deffault^ par vertu duquel, veu les deffaulx, pieces et proceddures contre luy faictes par led. Tizon, avons led. Auquetin deboutté et dé-
bouttons de toutes exceptions et deffences qu'il eust peu dire, proposer ou alleguer à l'encontre de lad. demande et conclusions dud. Tizon, et en ce faisant, le condemnons à paier aud. demandeur lad. somme de xxi livres, x solz, vi'deniers tournois pour les causes cy dessus ct en sa demande contenues, ct oultre le condemnons es despens, telz que de raison.
Au jour d'huy, est comparu au greffe de lad. Ville honnorable homme Guillaume Mulot, marchant.et bourgeois de Paris, lequel a declairé qu'il renonçoyt et de faict a renoncé à certain appel par luy inter­jecte de certaine sentence contre luy donnée, le Ireizeiesme jour de ce present mois., au proffict de Berthelemy Bonnefoy, dont, elc.
Ced. jour, Gilles Guillault a consigné et mis es mains de François Beaugendre, sergent de lad. Ville, lx solz tournois pour une voye de bois que l'on dict avoir esté perdue, du bois appartenant à . . . . (sic). Et en ce faisant a esté le cheval sur luy prins à luy rendu, et son serviteur, prisonnier, eslargy des prisons de ceans, à la caution dud. Guillault, son maistre.
DXCII. — Le Te Deum chanté pour la paix faicte aux Anglois. Mandemens pour vnc xx" livres demandez par le Roy à la Ville.
i 4 avril 1564. (H i784, fol. 237 r°.)
Le vendredi, xiiii0 jour d'Avril mil vc lxiiii, après Pasques, monsieur Marcel est retourné de la Court et a apporté deux lettres missives, l'une du Roy et l'aultre de la Royne, portans creance sur led. Mar­cel, enregistrées au registre des ordonnances du Bureau; et pour les causes y contenues, a esté or­donné que promptement on yroit >en l'eglise Nostre Damé de Paris faire chanter le Te #eu»i laudamusW, pour rendre graces à Dieu de.la paix faicte avec lès Anglois. Et sont partiz .de l'Hostel de lad. Ville en leurs habitz commungs, acompaigaez des sergens
vestuz de noir, el sont allez en lad. eglise de Paris faire chanter led. Te Deum, où ilz ont trouvé messieurs de. la Court de Parlement&\ lesquelz ont oy la messe solempnelle dud. Te Deum ensemble.
«Monsieur le premier president, plaise vous trou­ver, demain, à une actendant deux heures de re­levée, en l'Hostel de ceste Ville pour adviser sur les lettres à nous envoiées par le Roy pour le recouvre­ment de la somme de sept cens vingt mil livres de­mandez par Sa Majesté à lad. Ville, à constitution dc
O Voici en quels termes 1e registre capitulaire de Notre-Dame rend compte de ce Te Deum : « Veneris, xiiii aprilis, non fuit cele-bratum capitulum ordinarium, eo quod dictum et canlatum fuit canticum lelitie, vulgo Te Deum laudamus, et celebrala missn so-lennis, piesentibus et astantibus dominis curie Parlamenti et Ville in choro Ecclesie , cum magna populi aflluentia, pulsantibus grossis campanis et organis, ad reddendum Deo laudes et gi-atias, juxta domini nostri Regis devotionem, pro pace inita et confirniala inter ipsum dominum nostrum Regem et Anglos.- (Archives nationales, LL 15a, fol. 83a.) Une relation de cette cérémonie se trouve dans le ms. fonds français 18628, fol. 44.
O L'Echevin Claude Marcel était également porteur de deux lettres missives de Charles IX et de Catherine de Médicis, à l'adresse du Parlement, annonçant la conclusion de la paix, "dont les conditions sont si honnestes, disait la Reine Mère, que chacun a occasion d'en demeurer contant-, et invitant la Cour à faire chanter un Te Deum. Le Parlement accusa réception de ces lettres qui lui furent remises, le 14 avril, à 7 heures du malin, et rendit compte de la célébration du Te Deum,- qui eut lieu, le mème jour, à Notre­Dame, en présence de l'Echevinagc et d'un nombre infini de peuple. (Arcliit.es nationales, Parlement de Paris, X1" 1609, fol. 1 2 r°.)